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Les Podcasts de la librairie Filigranes à Bruxelles. Coups de coeur et rencontres avec des auteurs.

Olivier Hubac, "Des guerres et des hommes", Le Cavalier Bleu

Guerresethommes

Des Guerres et des hommes Idées reçues sur 25 siècles de conflits Même si, aujourd’hui, les termes de « conflit » et de « crise » sont préférés à celui de « guerre », si le ministère de la Défense a remplacé celui de la Guerre, celle-ci demeure gouvernée par quelques principes partagés par toutes les cultures et à toutes les époques. Art de bien diriger le combat, la guerre ne se limite toutefois pas à la stratégie militaire. Activité sociale, elle doit aussi être abordée sous ses aspects économique, politique, juridique, psychologique et, en premier lieu, éthique : comment l’homme en vient-il à organiser collectivement la mort de ses semblables ? La guerre cultive en effet depuis l’Antiquité une ambivalence qui fascine et révolte à la fois : lieu de l’héroïsme et du courage, elle est aussi celui de la lâcheté et de la cruauté. En définitive, la guerre nous renvoie à notre humanité dans ce qu’elle a de plus noble et de plus abject. Marc de Fritsch, saint-cyrien, est colonel dans l’Armée de terre et sous-directeur à la Délégation aux Affaires stratégiques. Olivier Hubac, saint-cyrien et juriste de formation, est consultant dans un cabinet spécialisé dans l’intelligence stratégique (CEIS).

Olivier Hubac présente, Sylvia Delannoy, "Géopolitique des pays émergents", Puf

Geopolitiquepaysemergents

Nouveaux trésoriers du monde, les pays émergents prêtent de l'argent aux vieilles puissances dont le déclin paraît irrémédiable, rachètent des terres en Afrique, s'unissent au gré de leurs intérêts, renforcent leurs armées, investissent dans la recherche, font croître des firmes mondiales... Aspirant à détenir tous les attributs de la puissance, ils semblent en mesure de renverser un monde dans lequel les rênes du pouvoir échapperaient aux Occidentaux.
Ce livre, qui ne dresse pas le portrait d'une sélection de pays émergents mais étudie les dynamiques de groupe, fait le point sur la notion d'émergence et s'interroge sur les armes qu'utilisent les nouvelles puissances pour bâtir un monde nouveau, dégagé de l'hégémonie occidentale, mais aussi sur les fragilités de leur stratégie renversante. Les puissances émergentes nous préparent-elles un monde meilleur ? Pire ? En tout cas, elles changent le monde.

Alain Berenboom & Jean-Claude Zylberstein, "La recette du pigeon à l'italienne", Genèse

Pigeonitalienne

1949 : la radio retransmet le duel épique entre Coppi et Bartali sur le Giro. Jour de fête de Jacques Tati vient de sortir sur les écrans. Les bals musette font le plein. Alors, au milieu de ce bonheur tout juste retrouvé, comment expliquer la mort suspecte d'un chef syndicaliste ? Qui envoie des lettres de menaces à un homme d'affaires spécialisé dans le transport de travailleurs italiens ? Pourquoi son pigeon voyageur favori est-il empoisonné ? Et toutes ces affaires sont-elles liées ? Michel Van Loo, le célèbre détective bruxellois, va mener l'enquête qui le conduira à Grâce-Berleur, petite ville de corons, noire de suie et de misère, et à Liège, encore marquée par les stigmates de la guerre. Le cerveau heureusement alimenté par la gueuze grenadine, accompagné de ses amis - Federico, l'ancien résistant communiste devenu coiffeur, les Motta, deux syndicalistes de choc, et Hubert, le pharmacien juif polonais - et épaulé par Anne, sa jolie fiancée, Michel Van Loo va pénétrer les eaux troubles du trafic de main-d'oeuvre à grande échelle entre l'Italie et les charbonnages wallons, un trafic encouragé par l'Église et les hommes politiques des deux pays. Dans cette troisième enquête de Michel Van Loo, on retrouve l'humour ravageur, l'ironie mordante et la pétillance malicieuse d'Alain Berenboom. Un vrai régal !

Jean-Claude Zylberstein présente, Franck Conroy, "Corps et âme", Gallimard

Corpsetame

Dès son plus jeune âge, Claude Rawlings s'entraîne à tapoter de petites mélodies sur un minuscule piano-console. Autour de lui, une mère chauffeur de taxi et alcoolique, de la vaisselle sale, des journaux éparpillés, des piles de paperasse et des cancrelats. S'il s'accommode tant bien que mal de la dureté du réel, surfe sur l'inattendu et s'accroche à la vie comme à sa passion, rien ne semble le disposer à une longue carrière de concertiste et de compositeur. Et pourtant...

Irrésistible ascension d'un jeune prodige, Corps et âme est un roman doux-amer, empreint d'une chaleureuse humanité. En ancrant son récit dans le New York des années quarante, Frank Conroy recompose avec justesse et tendresse un univers d'entraide, de débrouillardise et de ténacité, où le rêve américain a encore droit de cité.

Alain Berenboom présente, Natasha Solomons, "Le manoir de Tyneford", Calmann-Levy

Manoirdetyneford

Au printemps 1938, l'Autriche n'est plus un havre de paix pour les juifs. Elise Landau, jeune fille de la bourgeoisie viennoise, est contrainte à l'exil. Elle ne sait rien de l'Angleterre, si ce n'est qu'elle ne s'y plaira pas. Tandis que sa famille attend un improbable visa pour l'Amérique, elle devient domestique dans une grande propriété du Dorset, c'est elle désormais qui polit l'argenterie et sert à table. Au début, tout lui paraît étranger. Elle se fait discrète, dissimule les perles de sa mère sous son uniforme, tait l'humiliation du racisme, du déclassement, l'inquiétude pour les siens et ne parle pas du manuscrit que son père, écrivain de renom, a caché dans son alto. Mais la guerre gronde, le monde change et Elise l'insouciante est forcée de changer à son tour. Elle s'attache aux lieux, s'ouvre aux autres, se fait aimer et provoque même un scandale en dansant avec le fils du maître des lieux lors d'une soirée inoubliable au manoir. Il y a quelque chose d'enchanteur à Tyneford. Elise y apprendra qu'on peut vivre plus d'une vie et que l'on peut aimer plus d'une fois.

Patrick Roger présente, Philip Jodidio, "Renzo Piano", Taschen

Renzopiano

"La gamme des réalisations de Renzo Piano frappe à la fois par son envergure et par sa diversité de taille, de forme et de matière. La sensibilité de cet architecte est véritablement représentative de l'essentiel de ce siècle et des siècles précédents." C'est en ces mots que le jury du Pritzker Prize a rendu hommage à l'œuvre de Renzo Piano au moment de lui décerner la prestigieuse récompense en 1998. Alors que certains architectes possèdent un style très personnel, Piano s'attache, quant à lui, tout simplement à appliquer un ensemble d'idées cohérentes à de nouveaux projets par une extraordinaire diversité de moyens. "Ce qu'il y a de merveilleux avec l'architecture, c'est cette impression qu'à chaque fois la vie recommence", explique Piano. "Comme pour un réalisateur qui tournerait une histoire d'amour, un western ou un film policier, l'architecte se trouve à chaque nouveau projet confronté à un monde nouveau." Voilà pourquoi la griffe de Piano ne se discerne pas au premier coup d'œil dans des réalisations aussi différentes que le Centre Pompidou de Paris (1971-77), l'aéroport du Kansai d'Osaka, au Japon (1990-94), ou le Centre culturel Tjibaou de Nouméa en Nouvelle-Calédonie (1993-98). Cette fascinante monographie, illustrée par des photographies, dessins et plans, couvre jusqu'à ce jour toute la carrière de Piano.

Patrick Roger, Jean-Marc Dimanche, "En quête de chocolat", Chêne

Enquetechocolat

Patrick Roger est un artiste chocolatier. Sculpteur de goûts, il travaille le chocolat comme une matière brute qu’il transforme en pièces géantes de 80 kilos ou en bonbons emballés dans des boîtes longues d’un mètre. L’univers gourmand de Patrick Roger émerveille par la finesse des goûts, par l’association des textures, par l’esthétique sublime des créations, et propose un raffinement d’excellence. Sans cesse en quête d’innovation et de perfection, il aime créer la surprise tant avec de subtiles alliances qu’avec de majestueuses sculptures. Cet été, ce chocolatier sculpteur avait transformé ses vitrines en véritables galeries d’art ouvertes sur la rue aux regards des passants : pour illustrer parmi les maux de la Terre, la déforestation et ses conséquences tragiques, qui interpellent et inquiètent, menaçant des espèces animales essentielles à la survie harmonieuse de la Terre, orang-outans, gorilles, ours blancs et éléphants, sculptés dans de monumentales pièces de chocolat, ont ainsi peuplé les vitrines des 7 boutiques de Paris, Sceaux et Saint-Germain-en-Laye.

Nicolas Blanmont, "Concours Reine Elisabeth, scènes et coulisses", Versant Sud

Concoursreineelisabeth

Un homme qui regarde à travers le judas d’une porte. Méfiance ?

Nullement. Mohammed Chouri, longtemps régisseur au Palais des Beaux-Arts et figure bien connue du monde musical belge, vérifie simplement quand le prochain candidat du Concours Reine Elisabeth pourra monter sur scène.
Car derrière ce que l’on sait et voit de la célèbre compétition musicale, il y a aussi toute une vie, une organisation, des histoires que l’on connaît moins. Scènes et coulisses, voilà ce que le livre de Nicolas Blanmont proposent d’explorer.

Le Concours Reine Elisabeth est, dit-on, le plus prestigieux des concours musicaux. Est-ce vrai ? Repartant de sa création sous le nom de Concours Eugène Ysaÿe en 1937, ce livre raconte l’histoire, mais explique aussi le présent de la fameuse compétition qui, chaque mois de mai, passionne la Belgique.

Violon, piano et chant : toutes les sessions sont-elles d’un même niveau ? Quel est le rôle de la famille royale ? Comment vivent les douze finalistes à la Chapelle ? Pourquoi un tel retentissement médiatique ? Que sont devenus les gagnants des éditions précédentes ? Et que sont devenus… les concertos imposés et leurs compositeurs ?

Observateur de la scène mais aussi des coulisses, Nicolas Blanmont répond à tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Reine Elisabeth.

Journaliste à La Libre Belgique et animateur à la RTBF, Nicolas Blanmont suit chaque session du Concours Reine Elisabeth depuis 1987, et en assure la présentation à la télévision depuis 1997.

Véronique Biefnot, "Les murmures de la terre", Héloïse d'Ormesson

Mumuresterre

Frappée d’amnésie, hantée par d’insoutenables cauchemars, Naëlle, malgré l’aide de Simon, n’a plus goût à la vie. Son compagnon l’incite à entreprendre un trekking méditatif en Bolivie, pour échapper à ses tourments et tenter de cicatriser ses blessures émotionnelles. Loin des sentiers touristiques, au cœur d’une nature spectaculaire, Naëlle va chercher à se reconstruire, à remonter la chaîne du souvenir, à reconstituer la trame de sa vie.
Ayant atteint la communion avec la faune et la flore tropicale, elle parviendra au cours d’une transe à renouer avec son passé refoulé. Mais Simon, sans nouvelle, la croit disparue, en danger. Commence pour lui une quête non moins initiatique. Décor andin et ambiance chamanique tissent la toile de fond de cette aventure qui aborde une réflexion profonde sur l’amour et la sexualité. Entre Naëlle, à la recherche d’elle-même, et deux hommes épris d’elle, s’engage un véritable thriller amoureux.

Véronique Biefnot présente, Sofi Oksanen, "Purge", Stock

Purge

En 1992, l’union soviétique s’effondre et la population estonienne fête le départ des Russes. Mais la vieille Aliide, elle, redoute les pillages et vit terrée dans sa maison, au fin fond des campagnes.
Ainsi, lorsqu’elle trouve Zara dans son jardin, une jeune femme qui semble en grande détresse, elle hésite à lui ouvrir sa porte. Ces deux femmes vont faire connaissance, et un lourd secret de famille va se révéler, en lien avec le passé de l’occupation soviétique et l’amour qu’Aliide a ressenti pour Hans, un résistant. La vieille dame va alors décider de protéger Zara jusqu’au bout, quel qu’en soit le prix.
Sofi Oksanen s’empare de l’Histoire pour bâtir une tragédie familiale envoûtante. Haletant comme un film d’Hitchcock, son roman pose plusieurs questions passionnantes : peut-on vivre dans un pays occupé sans se compromettre ? Quel jugement peut-on porter sur ces trahisons ou actes de collaboration une fois disparu le poids de la contrainte ?
Des questions qui ne peuvent que résonner fortement dans la tête des lecteurs français.

Claude Nemry, "Le fantôme de Léopold au cœur des ténèbres", l'Harmattan

Fantomeleopold

Dès 1900, des critiques s'élevèrent sur les conditions inhumaines, voire criminelles, dans lesquelles les Européens obligeaient les indigènes à travailler

à leur profit dans ce qui était alors l'Etat Indépendant du Congo, création de Léopold II. Le tollé devint si assourdissant que la Belgique reprit la colonie. Cette période fut quasi oubliée, occultée par les deux guerres mondiales et par la crise qui s'installa durant l'entre- deux-guerres.
Après l'indépendance du Congo, aujourd'hui République Démocratique du Congo, en 1960, se rouvrit le dossier de l'EIC. Le concert des critiques s'éleva peu à peu, venant de l'ancienne colonie et de ses intellectuels, des historiens et journalistes du monde occidental, du monde communiste et du Tiers-Monde. Au coeur des ténèbres de Joseph Conrad, paru plus de soixante ans plus tôt, sortit de son purgatoire pour devenir le plus vendu et le plus analysé de ses écrits et pour sacrer l'auteur écrivain anticolonialiste de la première heure.
En 1998, un ouvrage d'Adam Hochschild, paru dans sa version française sous le titre Les fantômes du roi Léopold, un holocauste oublié, allait par sa diffusion et sa médiatisation remettre mondialement l'affaire Léopold Il au goût du jour. Les deux ouvrages devinrent aux yeux de nombreux lecteurs les références absolues sur l'ère léopoldienne, ce qui réclame inévitablement une question à laquelle l'essai présent tente de répondre : nous offrent-ils l'un et l'autre la réalité toute nue, sur laquelle les auteurs ont apposé un talent littéraire propre et marqué de leur conviction intime intemporelle, libre de toute entrave politique, idéologique ou philosophique ? Bref, nous trouvons-nous, oui ou non, en face de deux manières de dire la vérité ou d'écrire un conte ?

Claude Nemry présente, "Martin Chuzzlewit", 10/18

Martinchuzzlewit
Dickens le considère comme son meilleur roman ; pourtant, le livre, bien qu’offrant de multiples rebondissements, ne connaît pas la grande faveur du public comme ses précédents ouvrages ; aussi, pour relancer les ventes mensuelles, est-il conduit à en modifier l’intrigue de façon spectaculaire. Pour cela, il expédie son jeune protagoniste, Martin Chuzzlewit, en Amérique, pays qu’il connaît pour l’avoir visité l’année précédente, séjour ayant d’ailleurs conduit à la publication de ses Notes américaines (American Notes) en 1842.

Cet épisode offre à sa verve satirique une nouvelle cible de choix, et Dickens brosse de ce pays une image de contrée perdue et malsaine où seuls surnagent quelques agrégats de grossière civilisation, îlots inhospitaliers que hantent des cohortes de camelots et charlatans de tout poil aussi roublards qu’imaginatifs

Jean-Claude Lapraz, "La médecine personnalisée", Odile Jacob

Medecinepersonnalisee

Ce livre apporte des solutions nouvelles à tous ceux qui attendent d’être soignés de façon efficace, personnalisée et avec des traitements moins toxiques. La médecine trop souvent standardisée et spécialisée à l’excès se focalise sur le symptôme et dissocie la maladie de celui qui la porte. La médecine endobiogénique, approche globale que propose le docteur Lapraz, replace le malade au centre de la pratique médicale.

Cholestérol, diabète, maladies respiratoires, eczéma… des pistes inédites, fondées sur l’écoute attentive du patient, sur l’étude systématique de son terrain grâce à de nouveaux indicateurs biologiques, sont révélées ici pour évaluer en profondeur la santé de chacun.

Face à l’explosion des maladies dégénératives et des cancers qui suscitent peurs et interrogations, cet ouvrage apporte les réponses aux questions qui nous préoccupent tous : la prévention, la guérison, la santé.

Le docteur Lapraz est médecin généraliste. Depuis plus de quarante ans, il développe cette approche de la médecine de terrain, l’endobiogénie, en pratique privée comme hospitalière, en France et à l’étranger. Il est président de la Société internationale de médecine endobiogénique et de physiologie intégrative (SIMEPI).

Marie-Laure de Clermont-Tonnerre : Diplômée de Sciences-Po-Paris, elle est journaliste et a suivi le docteur Lapraz et son équipe pendant deux années pour mener son enquête.

Régis Genté, "Voyage au pays des Abkhazes", Cartouche

Voyageabkhazes

"Le pays des Abkhazes" : la formule est embarrassante. Voyager dans cette contrée des rivages septentrionaux de la mer Noire, c'est voyager dans un pays qui n'existe pas, en tout cas aux yeux des institutions internationales. Entre 1992 et 1993, la zone a été le théâtre d'une guerre meurtrière entre Abkhazes et Géorgiens, les premiers parce qu'ils revendiquent l'indépendance de leur "foyer national", les seconds parce qu'ils considèrent que la région est partie intégrante de la nation géorgienne.Dix mille morts et presque un quart de siècle plus tard, un statu quo précaire règne sur la province rebelle, devenue de fait indépendante grâce à l'appui décisif des Russes, tandis que les Géorgiens, amputés de l'un des joyaux de leur territoire, balancent entre nostalgie et désirs de revanche. La question des identités nationales, refoulée par soixante-dix années d'une utopie brutale et réveillée par l'effondrement de l'Union soviétique, est au coeur des séjours de Régis Genté dans cette entité fantôme.

Régis Genté présente, Karl Polanyi, "La grande transformation", Gallimard

Grandetransformation

La " Grande Transformation ", Polanyi le montre, c'est ce qui est arrivé au monde à travers la grande crise économique et politique des années 1930-1945 : la mort du libéralisme économique. Apparu un siècle plus tôt avec la révolution industrielle, ce libéralisme était une puissante innovation du monde occidental, un cas unique dans l'histoire de l'humanité : jusque-là élément secondaire de la vie économique, le marché s'était rendu indépendant des autres fonctions et posé en élément autorégulateur. L'innovation consistait essentiellement en un mode de pensée. Pour la première fois, on se représentait une sorte particulière de phénomènes sociaux, les phénomènes économiques, comme séparés et constituant à eux seuls un système distinct auquel tout le reste du social - à commencer par la terre, le travail et l'argent - devait être soumis. On avait désocialisé l'économie; la grande crise des années trente imposa au monde une resocialisation de l'économie. Cette analyse du marché comme institution non naturelle suscite désormais un véritable regain d'intérêt dans un monde globalisé où le néolibéralisme est à son tour entré dans une crise dont on attend qu'il en résulte une nouvelle " grande transformation. "

Danièle Zaif, "Pudding Rock se met à table", Racine

Puddingrock

Tout a commencé dans la cuisine de sa grand-mère sur un réchaud non raccordé !
Danièle Zaïf jouait avec des morceaux de carottes et des bouts de pâtes en trop...
Aujourd'hui, sans aucun doute, c'est sa passion, qu'elle partage tous les jours avec ses clients au gré des saisons ou de la musique qu'elle écoute. Son restaurant, qu'elle transforme au fil des expositions d'artistes belges, lui sert de laboratoire pour créer sans cesse de nouvelles recettes.
C'est si facile quand on aime. Et si elle vous le racontait...

Danièle Zaif présente, Armistead Maupin, "Chroniques de San Francisco", 10/18

Chroniquesdesanfrancisco

Le dernier quart de siècle sonnant, Mary Ann gagne San Francisco, où la libération sexuelle s'affiche en couleurs outrancières. Elle choisit d'être logée par Mme Madrigal, dans un refuge où se côtoient amicalement des "chats errants" de toutes origines. C'est le début d'une saga. Véritable phénomène depuis leur parution en 1976 sous forme de feuilleton, ces chroniques locales sont aujourd'hui traduites dans toutes les langues. Outre leur côté dépaysant, leur charme universel réside peut-être dans leurs personnages abandonnés, venus dans la ville libre trouver une famille différente, fondée sur des liens nouveaux.

Frédérique Hébrard, "Divina", Plon

Divina

Fondeveau sur Burette... C'est une petite ville du coeur de la France, une petite ville qui se prépare à vivre son premier Salon du Livre. Elle en rêve depuis des années... ça n'a jamais été possible jusqu'à ce fameux week-end où elle peut lancer son premier salon sous l'égide de William Byrde, le best-seller américain qui a accepté, et avec quel enthousiasme, d'en être président d'honneur !
Dans les jardins des thermes romains de Divina, où se déroule le salon du livre, il y en a pour tous les goûts, des romanciers (il y en a même qui ont écrit leurs livres !), des essayistes, des historiens, des biographes, des as de la bande dessinée, des champions de la science-fiction, des médiévistes timides qui côtoient Bijou la rappeuse aux ongles verts, Velléda la top model, mitraillées des 8h. par des caméras aux aguets.
Et soudain, c'est la panique : on a perdu William Byrde, le best-seller américain, le président d'honneur en personne.
Pourquoi ? Que s'est-il passé ?
Divina, l'âme de la ville, le sait déjà. Elle attend avec impatience la rencontre de ceux qui lisent et de ceux qui font rêver, elle sait que son Passé, lourd d'Histoire, va se réveiller pour s'unir au Présent, que l'Amour va combler sa jolie sous-préfète, que beaucoup de vacheries mais aussi beaucoup de baisers vont être échangés durant les trois jours du Salon. Elle attend les écrivains avec fièvre, gourmandise et espoir, car elle sait, Divina, qu'on trouve tout dans un Salon du Livre !

Frédérique Hébrard présente, Nicolas d'Estienne d'Orves, "L'enfant du premier matin", Xo

Enfantpremiermatin

Ils sont tous nés le 11 septembre 2001. Il ne leur reste guère plus d’un an à vivre. Ils parlent tous une langue oubliée. Leur sort est lié au Grand Secret, un secret terrifiant qui remonte à l’aube du monde. Et seul un enfant du premier matin, un enfant du renouveau pourra lever cette malédiction… Seul un enfant du premier matin pourra mettre fin au Grand Secret…

Valentin serait un enfant comme les autres s’il n’était hanté par de ter­ri­bles cau­che­mars. Parfois même, pré­mo­ni­toi­res.
Depuis la mort de son père, les nuits du petit garçon sont deve­nues un enfer. Valentin est atteint d’un rare syn­drome, qui semble n’affec­ter que les enfants nés le 11 sep­tem­bre 2001.
Dernière lueur d’espoir pour Lucie, sa mère : une cli­ni­que spé­cia­li­sée amé­ri­caine.
Mais là-bas, dans le Wisconsin, les mys­tè­res se suc­cè­dent : pour­quoi Valentin semble-t-il déjà connaî­tre les autres petits mala­des ? Pourquoi par­lent-ils entre eux une langue oubliée de tous ?...
Avec la dis­pa­ri­tion des enfants, les pièces d’un effrayant puzzle se met­tent en place. Le Grand Secret va-t-il enfin être dévoilé ? Valentin serait-il celui qui peut lever, après des mil­lé­nai­res, une anti­que malé­dic­tion ?

De la Provence au Vatican, des enchan­te­ments de Brocéliande aux énigmes de Nazca, un époustouflant thril­ler ini­tia­ti­que où l’auteur des Derniers jours de Paris mêle avec son talent habi­tuel fan­tas­ti­que, occultisme et grands mythes fon­da­teurs de l’huma­nité.

Nicolas d’Estienne d’Orves a 37 ans. Journaliste et écrivain, il est notam­ment l’auteur des Derniers jours de Paris et des Orphelins du Mal, vendu à plus de 200 000 exem­plai­res dans le monde.

Geneviève Ghyoot, "Carnet de recettes d'une Belge en Cévennes"

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Découvrez, dans le « Carnet de recettes d'une Belge en Cévennes », une trentaine de recettes concoctées avec des produits régionaux, biologiques et de saisons pour le plus grand bonheur de vos yeux et de vos papilles gustatives.

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