Podcasts

Les Podcasts de la librairie Filigranes à Bruxelles. Coups de coeur et rencontres avec des auteurs.

Dominique Abel présente, Haruki Murakami, "L'éléphant s'évapore", 10/18

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Mot de l'éditeur :
Une curieuse digression sur les kangourous. Un éléphant qui se volatilise. Un nain diabolique qui danse. Ou une jeune fille « cent pour cent parfaite ». À travers ces dix-sept nouvelles, petits contes anodins de notre quotidien, Haruki Murakami entraîne son lecteur dans une dimension parallèle à l'imaginaire délicieusement drôle et bizarre, au fil d'un Japon nostalgique et moderne à la fois. Farouchement zen et férocement fantastique, l'auteur déploie encore une fois son art magistral, et nous montre qu'il sait comme personne comment transfigurer la banalité de nos existences.

« Murakami passe du réalisme domestique à l'absurde, l'air de rien, en sautant une ligne. Ici encore, les noirs sont profonds. Les personnages attendent - parfois vainement - un événement quel qu'il soit. Un accident. C'est tout le contraire de la littérature de Murakami qui, elle, ne doit rien au hasard. »
Nils C. Ahl, "Le Monde"

 

Nathan Weinstock, "Terre promise, trop promise", Odile Jacob

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Mot de l'éditeur :
Le conflit entre Israéliens et Palestiniens n’a toujours pas trouvé d’issue. Quelles en sont les causes profondes ? Pour nous aider à comprendre les passions du présent, ce livre explore les cheminements et les déchirements de l’histoire. Loin des clichés réducteurs, Nathan Weinstock retrace la dynamique conflictuelle qui a façonné, puis opposé deux nationalismes issus d’une même terre. S’appuyant sur des sources rarement exploitées, dont les travaux de chercheurs palestiniens, il renouvelle la lecture de cette histoire sur de nombreux points : le parallélisme entre le sionisme et le mouvement Back to Africa ; les conditions de ventes de terres aux Juifs à la fin du xixe siècle ; l’engagement du Mufti de Jérusalem... et de Ben Gourion aux côtés de l’oppresseur ottoman en 1914 ; les luttes ouvrières menées de front par les ouvriers juifs et palestiniens après la Seconde Guerre mondiale, etc. Une somme qui devrait s’imposer comme l’un des ouvrages de référence sur la question. En parallèle à sa carrière juridique, Nathan Weinstock est un spécialiste reconnu du mouvement ouvrier juif et un traducteur réputé du yiddish. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur les relations judéo-arabes qui ont fait date.

Geneviève Damas présente, Marguerite Duras, "Yann Andréa Steiner", Gallimard

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Mot de l'éditeur:
Yann Andréa est venu à moi en 1980, c'est lui qui a décidé de sa vie en frappant à ma porte." dira Marguerite Duras longtemps après cet été 1980, qui fut celui de Gdansk, de Trouville, des colonies d'enfants. Yann Andrea frappe à sa porte. Jeune homme élégant, agrégatif de philosophie, homosexuel, aux pensées suicidaires. Ce sont le désir, l'espoir mais aussi l'angoisse et le souvenir qui s'installent à nouveau dans l'esprit de Duras. En témoigne la présence obsédante de Théodora Kats, jeune femme "si belle, si élégante" qui attendait "chaque matin le même train celui des juifs." Obsédante comme le sont les livres de Marguerite aux yeux de Yann Andréa. Commence un grand amour, amour platonique mais inouï. Ce même amour que décrira Yann Andrea à son tour dans "Cet amour-là" d'une voix plus brisée que cette douceur mélancolique et sincère teintée de cruauté qui est celle d'une Marguerite Duras étonnante et souveraine. "Quand la littérature s'empare de nos vies, elle dit bien mieux que nous ce qui nous torture, nous console, nous fait peur." Cet amour qui commença dans les mots d'une correspondance assidue devait finir dans les mots de la littérature. Ce livre n'aura sans doute pas grand chose d'autobiographique, mais la force de l'écriture donnera à cette passion un charme rare dans l'oeuvre de la romancière.

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Geneviève Damas, "Si tu passes la rivière", Luce Wilquin

Riviere
Mot de l'éditeur :!
François Sorrente est un jeune homme de dix-sept ans, le dernier d'une famille de cinq enfants. Élevé par sa soeur aînée, Maryse, à laquelle il voue un attachement sans borne, il vit dans la ferme familiale avec son père et deux de ses frères, Jules et Arthur. Il passe le plus clair de son temps à garder les cochons auxquels il parle et se confie.

François ne ressemble pas au reste de sa famille, cela lui pose question. Il se demande aussi pourquoi son père, Jacques Sorrente, lui a fait jurer de ne jamais franchir la rivière, pourquoi il n'a jamais connu sa mère, pourquoi sa soeur est partie de l'autre côté ; que s'est-il passé à la maison de l'autre côté de la rivière ? Pour répondre à toutes ces questions, il se lie d'amitié avec le curé du village, Roger, et Amélie, afin que ceux-ci lui apprennent, en cachette, les lettres de l'alphabet. Ainsi, il pourra repartir de la personne par laquelle tout a commencé : sa mère.

Charles Kaisin présente, Antoine de Saint-Exupéry, "Le Petit Prince , Le grand livre pop-up", Gallimard jeunesse

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Mot de l'éditeur :
L'édition intégrale du «Petit Prince» en pop-up! Un livre de 66 pages, où presque toutes les illustrations contenues dans l'ouvrage sont mises en volume. Chaque page, animée avec virtuosité et délicatesse, révèle toute la poésie de l'œuvre célèbre de Saint-Exupéry. Le cadeau idéal, pour tous les amoureux du «Petit Prince», et ceux qui ne le connaissent pas encore.
Texte intégral.

Elisabeth de Feydeau, "Les parfums : histoire, anthologie, dictionnaire", Robert Laffont

Parfums
Mot de l'éditeur :
Raconter l'histoire du parfum, c'est dérouler toute l'histoire de l'humanité. Des poteries du néolithique jusqu'à nos vaporisateurs de voyage, des recettes consignées sur les papyrus de l'Égypte ancienne aux brevets industriels internationaux, en passant par les parfumeurs attitrés de Catherine de Médicis, Marie-Antoinette ou Napoléon Ier : l'histoire du parfum est une histoire des civilisations. Le parfum naît dans les temples de la plus haute Antiquité ; il accompagne les rituels, les mythes et les croyances. Au Moyen Âge, on l'utilise pour se protéger des épidémies. Il pallie le manque d'hygiène corporelle et devient un facteur de distinction sociale. Au XVIIe siècle, la cour des rois de France permet à la corporation des gantiers parfumeurs de s'établir officiellement ; le métier se développe alors, et les villes de Montpellier et Grasse connaissent un essor considérable jusqu'au XIXe siècle. Avec l'industrialisation, le parfum se démocratise, il bénéficie des découvertes en chimie et permet aux grandes maisons des créations incomparables (Numéro 5, Eau sauvage) qui marqueront les temps modernes. Au cours des siècles, les parfums et leurs usages ont évolué de manière significative ; il manquait un livre qui rende compte de la richesse et de la complexité des effluves. Ce volume des Parfums explore les mentalités, les sciences et l'industrie. Il est constitué d'une Histoire, d'une Anthologie et d'un Dictionnaire. Les trois parties se répondent l'une l'autre. Elles privilégient les approches thématiques : il est question de mythologie, de moeurs, de commerce et d'émotion. Les Parfums donnent aussi la parole aux grands " nez " de Chanel, de Guerlain, de Dior, d'Hermès ou de Cartier...

Bernard Dan, "Le livre de Joseph", De L'aube

Joseph
Mot de l'éditeur :
Le livre de Joseph raconte à la première personne la quête identitaire, tantôt comique, tantôt terriblement tragique, d'un dentiste parisien, Jean-Paul Rakover, bloqué à l'aéroport de Varsovie. Quand Jean-Paul trouve sur internet le testament philosophique de Yosl Rakover, un combattant du ghetto de Varsovie, il se devine un lien de parenté avec lui, qu'il poursuivra très loin, jusqu'à découvrir que Yosl est en fait un personnage de fiction.

Marie-Françoise Plissart présente, Marie-José Mondzain, "Images (à suivre) ", Bayard Culture

Image_suivre
Mot de l'éditeur :
"N'importe quelle vie est d'une certaine façon un film, à la fois déroulement ininterrompu qui va de naissance à trépas, mais aussi réseau fragmenté de trajets aléatoires". Ce livre est consacré à la poursuite, voire à la persécution, aussi bien dans les obstinations de la pensée, que dans les courses et dans les chasses racontées ou filmées ; il interroge donc aussi l'économie du suspense et des arrêts. La biographie croise ici l'expérience du spectateur de cinéma, l'une et l'autre ouvrant à leur tour la question du peuple. La question philosophique et politique des images est une poursuite ininterrompue du suspens contre toute tyrannie du continu.

Bernard Dan présente, Foulek Ringelheim, "La seconde vie d'Abram Potz", Renaissance Du Livre

Potz
Mot de l'éditeur :
" J'ai tué un homme qui ne m'avait rien fait. Moi ! Moi, Abram Potz, de mes mains crevardes et frigides, sans mobile apparent, j'ai jeté un homme à la mort. J'ai aboli une âme. Et voici que ce premier crime m'apporte, je ne dirai pas la joie de vivre - je n'en demande pas tant -, mais une raison de différer mon trépas. Je suis moins pressé de mourir, je sens en moi une alacrité nouvelle... " Abram Potz, psychanalyste juif ashkénaze au rancart, vieillard disloqué, à la mémoire vacillante mais perverse, au sexe grabataire mais têtu, promène sa décrépitude dans les rues de Paris. Il observe avec une délectation amère la répulsion et l'effroi que, partout, son apparition suscite. Et il ricane : Ô jeunesse ennemie ! Pour se venger de sa déréliction et conjurer le désespoir, il se lance en claudiquant dans une carrière d'assassin. Il ambitionne le titre de doyen d'âge des tueurs en série. Il tue comme il peut, au hasard, sournoisement, en toute impunité car l'imminence de sa mort l'a rendu inaccessible au châtiment judiciaire. Il rêve d'un procès d'assises en guise de cérémonie des adieux, où, face à une société ingrate, il proclamerait les droits de l'homme vieux. Ses confessions nous plongent, avec un cynisme attendrissant et un humour implacable, dans les affres de la vieillesse...

Elisabeth de Feydeau présente, Joris-Karl Huysmans, "A rebours", Flammarion

Rebours
Mot de l'éditeur :
" On finira par donner de simples études, sans péripéties ni dénouement ", écrivait Émile Zola à propos des Sœurs Vatard de J.-K. Huysmans. À rebours exauce les promesses de son titre.
Entremêlant au récit d'une rupture avec le monde réel, des contes, des poèmes en prose, des considérations intempestives, des pages d'Histoire ou de critique, il donne l'exemple d'un des " antiromans " les plus remarquables. En même temps qu'il expose les thèses de la décadence, il s'engage dans les voies de l'expérimentation et se tourne vers la vie intérieure - ce qui ne l'empêche pas d'exploiter tous les filons du comique, de la grosse blague à l'humour noir. Conforme à l'originale, cette édition place en annexe, à la suite de nombreux autres commentaires de l'auteur, la " Préface écrite vingt ans après le roman ".
Elle présente également diverses lettres d'écrivains et un substantiel dossier de presse qui éclairent l'accueil d'À rebours, des pages témoignant de sa dette à l'égard de Baudelaire et les premiers états des épisodes les plus marquants.

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