Mot de l'éditeur : Allan, un Européen, erre sans fin du désert à la ville, du soufisme à la tradition zen, aux confins des civilisations, à la recherche de celui qui attendait au fond de sa mémoire, cet inconnu au bout de soi...
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Mot de l'éditeur : Portée par l'élan de liberté, l'indépendance du Congo aurait dû être une période d'intense activité, vouée à la construction collective du nouvel État. Mais pour les Congolais, l'euphorie de la délivrance dura exactement cinq jours, après quoi la jeune République implosa. Ce fut, dit-on, l'histoire d'une décolonisation ratée. Le 30 juin 1960 fut le prélude d'une inéluctable et douloureuse plongée dans l'abime, par convulsions successives qui installèrent le chaos et l'instabilité dans la cuvette de l'Afrique.
Le présent ouvrage constitue une chronique particulière de l'événement : l'auteur a choisi d'en dérouler le fil, des derniers moments de la colonisation aux cinq premières années de la nouvelle République du Congo, au rythme des actualités filmées que la société belge Belgavox distillait chaque semaine dans les salles de cinéma. Il met en lumière un fonds d'archives aujourd'hui essentiel car elles relatent les petits et grands événements des quatre décennies de l'après-guerre et restent une source de news à laquelle les télévisions et le cinéma ont régulièrement recours. Sur la question congolaise, leur richesse les rend tout simplement incontournables.
Licenciée en Journalisme et Communication de l'Université libre de Bruxelles, France DEBRAY fut longtemps responsable d'édition au sein de la Direction générale de la Culture de la Communauté française, avant d'exercer comme journaliste, auteur et conseil indépendant. Aujourd'hui, elle est enseignante. Elle a notamment signé plusieurs ouvrages aux éditions La Renaissance du Livre.
ACCOMPAGNÉ D'UN DVD DONT LES IMAGES SONT EXTRAITES DES 2 500 JOURNAUX FILMÉS PRODUITS PAR BELGAVOX ET SONT ACCOMPAGNÉES DE LEURS COMMENTAIRES TELS QUE LES SPECTATEURS DES SALLES OBSCURES, ALORS TRÈS NOMBREUX, LES ONT ENTENDUS, EN VOIX OFF.
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Mot de l'éditeur : Trente ans après son décès, Gustave le Paige, originaire de Liège, plus connu au Chili sous le nom de " Padre Gustavo ", y reste une figure marquante. Son Å“uvre est scientifique, culturelle et sociale. Grâce à lui, l'archéologie chilienne prend son envol. Et avec elle, la découverte d'une civilisation oubliée : la culture atacamène. Ses actions ont permis d'améliorer la vie des populations locales et de leur rendre une identité et une Culture. Il est devenu, indiscutablement, " le dernier roi de l'Atacama ".
Mot de l'éditeur :
Il sera distribué dans 9 pays y compris les Etats-Unis et le Japon.
C’est l’aventure de quatre copains belges : Jean-Louis Sbille,
journaliste-écrivain ; Anne Frère, styliste ; Michel Renard,
communicatologue et Marc Borgers, graphiste :
“Créer un support libre, exprimer ses envies et faire fonctionner les
rapports entre le lisible et le visible, la belle charnière du métier de
graphiste, celle sur laquelle toute la presse officielle avait déjà
abdiqué, voilà ce que nous voulions faire. Le rapport entre le
rédactionnel et l’image est d’emblée passionnel : ligne claire et
language intuitif ajusté à chaque page, c'est “l’Art Kiosque”. Soldes
éclos chaque trimestre autour d’un thème et d’une structure où
cohabitent en bonne intelligence un grand mix de tous les métiers de
l’image, de l’écriture, de l’information, du style ou des arts
plastiques. Jean-Louis Sbille a dit : “...Nous plaçons notre intérêt
dans l’interférence des techniques et dans les rapports interpersonnels
qu’elle provoque tant au niveau des créateurs qu’au niveau des publics”
Au début des années ‘80 la presse s’intéresse à cette rare liberté naïve
et chaque sortie du magazine devient un événement. Pages dans
Libération, soirées au magazine Actuel, émissions sur MTV New-York,
reportages en France ou en Belgique, exposés à N.Y., expositions à
Paris. Des créateurs viennent de tous pays bénévolement proposer leur
collaboration.
Huit numéros sont sortis entre ‘78 et ‘81. Alors que Soldes devient un
must (chaque numéro, tiré à 10.000 ex, était lus en moyenne par 30
personnes), la belle équipe se sépare en fanfare à Paris et à New-York.
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Mot de l'éditeur :
« Je devrais m'arrêter, chercher une reconversion. Les pires crapules de
la planète sont comme moi. Ils financent la lutte contre le paludisme,
créent des écoles en Afrique, investissent dans l'éolien. Ils invitent
Nelson Mandela à leur anniversaire. Ils écoutent Bono comme le Messie,
veulent serrer la main d'Angelina Jolie. Ils achètent des Bionic, ces
sous-marins individuels de luxe vendus 130 000 euros pièce. Ils fuient
le monde, le survolent en jets privés. Dans les journaux, ils
s'affichent en Prius. Ils cherchent une rédemption par l'art,
investissent dans n'importe quoi. Pour nous, il n'y aura jamais de
punition. La vie est une farce. Je suis un pur produit du fascisme
occidental. J'aimerais appuyer sur la touche « échappe ».
Pierre, fils de plombier à Clermont-Ferrand, s'est réfugié dans les
mathématiques pour oublier l'enfance. Boursier, polytechnicien, devenu
roi du « quant » dans une grande banque française, il fabrique des
programmes de calcul systémique qui engrange des millions. L'anorexie de
sa fille, la mort de son père, le 11 septembre, la rencontre d'une
prostituée drôle et tendre poussent progressivement cette star des
marchés financiers à s'interroger sur sa vie d'homme. À s'humaniser,
malgré lui.
Au même moment, les marchés financiers s'effondrent. Les Maîtres de
l'Univers sont traînés dans la boue, l'empire américain flanche, la
Chine veut supprimer le dollar. Pierre voit son monde de yuppies sombrer
dans la déprime, la fuite en avant.
Une septuagénaire redoutable, à la tête du « Bilderberg » - un
gouvernement mondial secret qui a organisé la domination de l'Amérique
sur la planète – le convoque à New York. Acculée à l'échec, à la remise
en cause, à la mort, elle veut sauver, une dernière fois, l'humanité.
Personne ne doit succéder à l'Empire. Pierre sera l'instrument de l'acte
terroriste ultime, scénario catastrophe du FBI. Un kamikaze en Berluti.
Pour lui, c'est le seul moyen de récupérer sa vie.
Après Une fille dans la ville, critique féroce des allumés du « miracle
économique », Flore Vasseur autopsie l'oligarchie financière,
prisonnière de sa sophistication et de ses dogmes morbides, qui peut et
va dévaster le monde. C'est le scénario d'une explosion définitive qui
pourrait bien préfigurer la prochaine étape du capitalisme.
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Mot de l'éditeur :
Ceux qui n'ont pas vu la gloire de l'Empereur Napoléon dans les années
1810- 1812 ne sauront jamais à quel degré de puissance peut monter un
homme. Quand il traversait la Champagne, la Lorraine ou l'Alsace, les
gens, au milieu de la moisson ou des vendanges, abandonnaient tout pour
courir à sa rencontre (...) On aurait cru que c'était Dieu; qu'il
faisait respirer le monde, et que si par malheur il mourait, tout serait
fini. " Amoureux de Catherine, Joseph craint de se voir appelé sous les
drapeaux. L'hiver est terrible, les défaites lointaines amènent
finalement à une conscription générale et sans exception. En dépit de sa
boiterie, l'apprenti est enrôlé et il reçoit sa feuille de route. Après
une marche terrible, il apprendra la discipline de fer des armées
tandis que des convois de blessés reviennent de Pologne...
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Mot de l'éditeur :
Un mari souvent absent. Un métier qui ne l'épanouit guère. Un quotidien
banal. Colombe Barou est une femme sans histoires. Une de ces femmes
auxquelles il n'arrive jamais rien. Comment imaginer ce qui l'attend
dans le charmant appartement où elle vient d'emménager ? A l'étage
supérieur, un inconnu lui a déclaré la guerre. Seule l'épaisseur d'un
plancher la sépare désormais de son pire ennemi... Quel prix est-elle
prête â payer pour retrouver sommeil et sérénité ? Grâce â un scénario
implacable, Tatiana de Rosnay installe une tension psychologique
extrême. Situant le danger â notre porte, elle réveille nos terreurs
intimes.
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Mot de l'éditeur :
Tante Mame est une femme imprévisible, émancipée, et fantasque dont la
vie est régie par un principe intangible : la liberté. Lorsqu'elle
recueille son neveu Patrick, jeune orphelin, ce n'est pas pour
l'entretenir dans les convenances ni les conventions, mais pour
l'initier à une existence exubérante, pleine de passions cocasses et
d'humour, lui donnant ainsi une leçon pour la vie: ne jamais céder au
découragement. Hilarant de la première à la dernière page, Tante Mame
est un étincelant témoignage de l'humour anglo-saxon, nourri de
dérision, d'ironie, de fougue, et le lecteur gardera pour seule
nostalgie de n'avoir pas eu, lui aussi, une Tante Marne dans sa vie.
Roman culte, Tante Mame, dont le personnage a d'ailleurs été inspiré par
la propre tante de l'auteur, l'excentrique Marion Tanner, se situe dans
la plus grande tradition de la comédie américaine.
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Frédéric Martin a été pendant sept années secrétaire général et éditeur
aux éditions Viviane Hamy. Il a participé de 2001 à 2007 à la vie de
cette maison d'édition en travaillant notamment sur La Porte (Magda
Szabó), L'Art de la joie (Goliarda Sapienza), Ouest (François Vallejo)
ou encore La Traversée du livre (Jean-Jacques Pauvert) et
Le Surmâle (Alfred Jarry). Diplômé de l'École supérieure de commerce de
Paris, après un mémoire sur la notion de citoyenneté - escargot chez
Francis Ponge, il a 33 ans.
Benoît Virot est le fondateur de la revue Le nouvel Attila, créée à
l'été 2004, et des éditions du même nom, qui ont traduit et publié
Ludwig Hohl, Giovanni Papini et Ramón Sender. Chasseur de têtes dans le
domaine du dessin et de la maquette, il traque aussi les auteurs
inédits, peu traduits, méconnus, et néanmoins d'avenir. Diplômé, comme
Jean Yanne et PPDA, du Centre de formation des journalistes (comme quoi
ce métier mène à tout à condition d'en sortir), il a 30 ans.
À eux deux réunis, ils sont plus jeunes que Raphaël Sorin ou Jean-Claude
Zylberstein. Certains souligneront cette bête jeunesse. D'autres auront
envie de dire : " ils sont tendres, à Attila, ils ont toute la vie
devant eux. " Eux-mêmes, si on leur demande de se présenter, seront
tentés de répondre de façon laconique : " l'Hun, c'est l'autre. "
En réunissant leurs désirs et leurs projets, Benoît Virot et Frédéric
Martin entendent défendre certaines littératures flagrantes. Ils se
reconnaissent dans les aventures libres d'un Éric Losfeld ou d'un
Jean-Jacques Pauvert, et se proposent, avec 10 à 12 livres bellement
imprimés par an, de célébrer des auteurs et des dessinateurs qui font
une confiance surréaliste à l'imaginaire.
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Mot de l'éditeur :
Dans Chers disparus, je m’interrogeais : comment vivre avec un écrivain ?
Dans Les Femmes du braconnier, la question se modifie : comment deux
écrivains peuvent-ils vivre ensemble ? A quel prix, pour eux, leurs
proches, leurs enfants ? Deux couples, Ted et Sylvia, David et Assia,
liés par la passion de la poésie, se croisent, s’affrontent, se
détruisent.
Dans la seconde moitié du vingtième siècle, Sylvia Plath et Ted Hughes
furent des figures importantes de la poésie américaine et anglaise.
David et Assia Wevill sont beaucoup moins connus, en France du moins.
Leurs histoires mêlées sont narrées par plusieurs voix alternées : mère,
frère, sœur, témoins multiples, concierge ou critique littéraire,
sage-femme ou ami fidèle, médecins. Chacun raconte, s’interroge,
commente, interprète, invente, élabore sa propre fiction. Une fiction
rythmée par de multiples “traversées”, entre l’Amérique et l’Angleterre
notamment.
Le roman commence et s’achève par le terme “zoo” : les animaux –
chevaux, ours, abeilles, cerfs, loups, chats, oiseaux – interviennent
tout au long du récit, réels mais aussi fantasmatiques, convoqués sinon
domestiqués par les poèmes des principaux protagonistes, passionnés du
langage comme de l’animalité. Certains animaux accèdent au statut de
quasi personnages. Quant au “braconnier” il devient la figure du
prédateur poète : prédateur de gibier, de mots, de femmes. Et sur les
deux héroïnes aux destins jumeaux planent les ombres de la Seconde
Guerre mondiale et de l’Holocauste, ainsi que l’interrogation : qu’en
est-il de “l’espèce humaine” ?
C’est en 1956, à Cambridge, que Sylvia Plath fait la connaissance du
jeune Ted Hughes, poète prometteur, homme d’une force et d’une séduction
puissantes. Très vite, les deux écrivains entament une vie conjugale où
vont se mêler création, passion, voyages, enfantements. Mais l’ardente
Sylvia semble peu à peu reprise par sa part nocturne, alors que le
“braconnier ” Ted dévore la vie et apprivoise le monde sauvage qu’il
affectionne et porte en lui. Bientôt ses amours avec la poétesse Assia
Wevill vont sonner le glas d’un des couples les plus séduisants de la
littérature et, aux yeux de bien des commentateurs, l’histoire s’achève
avec le suicide de l’infortunée Sylvia.
Attentive à la rémanence des faits et des comportements, Claude
Pujade-Renaud porte sur ce triangle amoureux un tout autre regard.
Réinventant les voix multiples des témoins – parents et amis, médecins,
proches ou simples voisins –, elle nous invite à traverser les
apparences, à découvrir les déchirements si mimétiques des deux jeunes
femmes, à déchiffrer la fascination réciproque et morbide qu’elles
entretiennent, partageant à Londres ou à Court Green la tumultueuse
existence du poète.
L’ombre portée des oeuvres, mais aussi les séquelles de leur propre
histoire familiale – deuils, exils, Holocauste, dont elles portent les
stigmates –, donnent aux destins en miroir des “femmes du braconnier” un
relief aux strates nombreuses, dont Claude Pujade-Renaud excelle à lire
et révéler la géologie intime.
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