Podcasts

Les Podcasts de la librairie Filigranes à Bruxelles. Coups de coeur et rencontres avec des auteurs.

Geneviève Damas présente, Marguerite Duras, "Yann Andréa Steiner", Gallimard

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Mot de l'éditeur:
Yann Andréa est venu à moi en 1980, c'est lui qui a décidé de sa vie en frappant à ma porte." dira Marguerite Duras longtemps après cet été 1980, qui fut celui de Gdansk, de Trouville, des colonies d'enfants. Yann Andrea frappe à sa porte. Jeune homme élégant, agrégatif de philosophie, homosexuel, aux pensées suicidaires. Ce sont le désir, l'espoir mais aussi l'angoisse et le souvenir qui s'installent à nouveau dans l'esprit de Duras. En témoigne la présence obsédante de Théodora Kats, jeune femme "si belle, si élégante" qui attendait "chaque matin le même train celui des juifs." Obsédante comme le sont les livres de Marguerite aux yeux de Yann Andréa. Commence un grand amour, amour platonique mais inouï. Ce même amour que décrira Yann Andrea à son tour dans "Cet amour-là" d'une voix plus brisée que cette douceur mélancolique et sincère teintée de cruauté qui est celle d'une Marguerite Duras étonnante et souveraine. "Quand la littérature s'empare de nos vies, elle dit bien mieux que nous ce qui nous torture, nous console, nous fait peur." Cet amour qui commença dans les mots d'une correspondance assidue devait finir dans les mots de la littérature. Ce livre n'aura sans doute pas grand chose d'autobiographique, mais la force de l'écriture donnera à cette passion un charme rare dans l'oeuvre de la romancière.

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Charles Kaisin présente, Antoine de Saint-Exupéry, "Le Petit Prince , Le grand livre pop-up", Gallimard jeunesse

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Mot de l'éditeur :
L'édition intégrale du «Petit Prince» en pop-up! Un livre de 66 pages, où presque toutes les illustrations contenues dans l'ouvrage sont mises en volume. Chaque page, animée avec virtuosité et délicatesse, révèle toute la poésie de l'œuvre célèbre de Saint-Exupéry. Le cadeau idéal, pour tous les amoureux du «Petit Prince», et ceux qui ne le connaissent pas encore.
Texte intégral.

Marie-Françoise Plissart présente, Marie-José Mondzain, "Images (à suivre) ", Bayard Culture

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Mot de l'éditeur :
"N'importe quelle vie est d'une certaine façon un film, à la fois déroulement ininterrompu qui va de naissance à trépas, mais aussi réseau fragmenté de trajets aléatoires". Ce livre est consacré à la poursuite, voire à la persécution, aussi bien dans les obstinations de la pensée, que dans les courses et dans les chasses racontées ou filmées ; il interroge donc aussi l'économie du suspense et des arrêts. La biographie croise ici l'expérience du spectateur de cinéma, l'une et l'autre ouvrant à leur tour la question du peuple. La question philosophique et politique des images est une poursuite ininterrompue du suspens contre toute tyrannie du continu.

Bernard Dan présente, Foulek Ringelheim, "La seconde vie d'Abram Potz", Renaissance Du Livre

Potz
Mot de l'éditeur :
" J'ai tué un homme qui ne m'avait rien fait. Moi ! Moi, Abram Potz, de mes mains crevardes et frigides, sans mobile apparent, j'ai jeté un homme à la mort. J'ai aboli une âme. Et voici que ce premier crime m'apporte, je ne dirai pas la joie de vivre - je n'en demande pas tant -, mais une raison de différer mon trépas. Je suis moins pressé de mourir, je sens en moi une alacrité nouvelle... " Abram Potz, psychanalyste juif ashkénaze au rancart, vieillard disloqué, à la mémoire vacillante mais perverse, au sexe grabataire mais têtu, promène sa décrépitude dans les rues de Paris. Il observe avec une délectation amère la répulsion et l'effroi que, partout, son apparition suscite. Et il ricane : Ô jeunesse ennemie ! Pour se venger de sa déréliction et conjurer le désespoir, il se lance en claudiquant dans une carrière d'assassin. Il ambitionne le titre de doyen d'âge des tueurs en série. Il tue comme il peut, au hasard, sournoisement, en toute impunité car l'imminence de sa mort l'a rendu inaccessible au châtiment judiciaire. Il rêve d'un procès d'assises en guise de cérémonie des adieux, où, face à une société ingrate, il proclamerait les droits de l'homme vieux. Ses confessions nous plongent, avec un cynisme attendrissant et un humour implacable, dans les affres de la vieillesse...

Elisabeth de Feydeau présente, Joris-Karl Huysmans, "A rebours", Flammarion

Rebours
Mot de l'éditeur :
" On finira par donner de simples études, sans péripéties ni dénouement ", écrivait Émile Zola à propos des Sœurs Vatard de J.-K. Huysmans. À rebours exauce les promesses de son titre.
Entremêlant au récit d'une rupture avec le monde réel, des contes, des poèmes en prose, des considérations intempestives, des pages d'Histoire ou de critique, il donne l'exemple d'un des " antiromans " les plus remarquables. En même temps qu'il expose les thèses de la décadence, il s'engage dans les voies de l'expérimentation et se tourne vers la vie intérieure - ce qui ne l'empêche pas d'exploiter tous les filons du comique, de la grosse blague à l'humour noir. Conforme à l'originale, cette édition place en annexe, à la suite de nombreux autres commentaires de l'auteur, la " Préface écrite vingt ans après le roman ".
Elle présente également diverses lettres d'écrivains et un substantiel dossier de presse qui éclairent l'accueil d'À rebours, des pages témoignant de sa dette à l'égard de Baudelaire et les premiers états des épisodes les plus marquants.

Bastien Bricout présente, Paul Ekman, "Je sais que vous mentez !", J'ai Lu

Mentez
Mot de l'éditeur :
Savoir lire les expressions du visage et le langage du corps vous permet dans 90 % des cas de détecter avec exactitude un mensonge.

Mimiques, intonations de la voix, gestuelle : tous ces signes trahissent le menteur. Et si la plupart des gens échappent à la détection, c'est souvent parce que les cibles de leurs tromperies ne savent pas les repérer.

Grâce à ce livre, entraînez-vous à observer et à déchiffrer les indices qui révèlent que quelqu'un vous ment ou vous manipule.

Découvrez également l'analyse des tromperies les plus incroyables grâce à la technique élaborée par le Dr Paul Ekman et utilisée par le FBI et la CIA.

Aldo Naouri présente, Boualem Sansal, "Le village de l'allemand", Gallimard

Village_allemand
Mot de l'éditeur :
Boualem Sansal vit en Algérie. Il a publié aux Éditions Gallimard quatre romans, Le serment des barbares (collection blanche, 1999, Folio n° 3507), L’enfant fou de l’arbre creux (collection blanche, 2000, Folio n° 3641), Dis-moi le paradis (collection blanche, 2003) et Harraga (collection blanche, 2005, Folio n° 4498) et un essai, Poste restante : Alger (Hors série Connaissance, 2006).

Marianne Sluszny présente, Jean-Jacques Rousseau, "Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes ", Flammarion

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Mot de l'éditeur :
Paru en 1755, le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes peut être considéré comme la matrice de l'oeuvre morale et politique de Rousseau : il y affirme sa stature de philosophe, l'originalité de sa voix, la force de son "système".
Résoudre le problème posé par l'Académie de Dijon - "quelle est la source de l'inégalité parmi les hommes et si elle est autorisée par la loi naturelle ?" -, en d'autres termes expliquer que riches et puissants dominent leurs semblables sur lesquels ils n'ont pas de réelle supériorité, exige aux yeux de Rousseau de poser à nouveaux frais la question "qu'est-ce que l'homme ?". Pour cela, il faut comprendre comment s'est formée sa "nature actuelle", si éloignée de ce que serait son état de nature : "Si je me suis étendu si longtemps sur la supposition de cette condition primitive, c'est qu'ayant d'anciennes erreurs et des préjugés invétérés à détruire, j'ai cru devoir creuser jusqu'à la racine...".

Michel Gheude présente, "Le frère du pendu", La Difference

Pendu
Mot de l'éditeur :
Toi, Cécile Kovalsky, premier roman de Marianne Sluszny, évoquait une légende familiale et le malheur d’une diaspora juive émigrée à Bruxelles, moins intégrée qu’elle ne le croyait. Marianne Sluszny revient sur ces thèmes dans Le Frère du pendu.

Thomas, jeune cinéaste désespéré par sa rupture avec Rivka, ?lle de juifs orthodoxes, découvre dans un coffre lui appartenant une série de cahiers racontant la vie d’un aïeul de son ex-?ancée, un certain Meier, né en 1880 à Siedlice en Pologne. Il se passionne pour l’existence de cet homme, éternel exilé, révolté par la pendaison de son frère Saul par les cosaques en 1905, et décide de réaliser un ?lm sur le destin mouvementé de ce personnage.

Arthur Dreyfus présente, Isabelle Kauffmann, "Grand huit ", Le Passage

Grand_huit
Mot de l'éditeur :
Il y a une Bugatti qui file en 1924 dans la plaine d’Alsace, un homme trahi et un bébé abandonné.
Une voyante bulgare qui tire des cartes singulières, une femme mélancolique effaçant les lignes droites ; d’abjects coups de téléphone. Il y a un petit garçon qui invente des jouets, deux scientifiques dans un laboratoire surchauffé, des espoirs ravivés et des secrets inavouables. Dix-sept enfants noirs sur une plage de Zanzibar, des vagues qui se brisent, des amants égarés. Il y a les théories d’Einstein en pleine évolution, des trouvailles fortuites, des erreurs de calcul.
Il y a une fête foraine, la nuit. Et au coeur des volutes de tous ces destins, Kitz cherche la réponse à une question désespérée : comment payer ses dettes lorsqu’on doit rembourser, non de l’argent, mais du temps ?

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