Mot de l'éditeur:
Yann Andréa est venu à moi en 1980, c'est lui qui a décidé de sa vie en frappant à ma porte." dira Marguerite Duras longtemps après cet été 1980, qui fut celui de Gdansk, de Trouville, des colonies d'enfants. Yann Andrea frappe à sa porte. Jeune homme élégant, agrégatif de philosophie, homosexuel, aux pensées suicidaires. Ce sont le désir, l'espoir mais aussi l'angoisse et le souvenir qui s'installent à nouveau dans l'esprit de Duras. En témoigne la présence obsédante de Théodora Kats, jeune femme "si belle, si élégante" qui attendait "chaque matin le même train celui des juifs." Obsédante comme le sont les livres de Marguerite aux yeux de Yann Andréa. Commence un grand amour, amour platonique mais inouï. Ce même amour que décrira Yann Andrea à son tour dans "Cet amour-là" d'une voix plus brisée que cette douceur mélancolique et sincère teintée de cruauté qui est celle d'une Marguerite Duras étonnante et souveraine. "Quand la littérature s'empare de nos vies, elle dit bien mieux que nous ce qui nous torture, nous console, nous fait peur." Cet amour qui commença dans les mots d'une correspondance assidue devait finir dans les mots de la littérature. Ce livre n'aura sans doute pas grand chose d'autobiographique, mais la force de l'écriture donnera à cette passion un charme rare dans l'oeuvre de la romancière.

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Rédigé par : billig gucci | 03/02/2012 à 06:30